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À qui appartient vraiment votre site ?

2 août 2026 · 6 min de lecture

C'est la question la moins posée et la plus coûteuse à découvrir trop tard. Tant que tout va bien, la propriété du site n'a aucune importance. Elle en prend le jour où vous voulez changer de prestataire, augmenter vos tarifs, ou simplement arrêter.

Trois choses distinctes

« Posséder son site » recouvre trois éléments qu'il faut séparer, car une offre peut vous en accorder un et vous refuser les deux autres.

  • Le nom de domaine. Votre adresse sur le web. S'il est déposé au nom du prestataire, vous ne pouvez pas l'emporter.
  • Les contenus. Vos textes, vos photos, vos pages. Récupérables ou non selon le contrat.
  • Les coordonnées des patients. Le point le plus sensible. Certaines plateformes conservent la relation.

Ce que chaque modèle implique

Un site que vous construisez vous-même vous appartient entièrement, à condition que le domaine soit à votre nom. Vérifiez-le, c'est une case à cocher au moment de l'achat et elle est parfois pré-remplie à l'inverse.

Un site fait par une agence vous appartient si le contrat le prévoit. Ce n'est pas automatique : demandez une cession explicite des contenus et un domaine déposé à votre nom.

Une plateforme de mise en relation vous héberge sur son domaine. Votre page contribue au référencement de la plateforme, pas au vôtre. C'est un canal d'acquisition, ce n'est pas un site à vous, les deux sont utiles, mais ne les confondez pas.

Un abonnement tout-en-un dépend entièrement du contrat. Certains déposent le domaine à votre nom et vous restituent vos contenus, d'autres non. Chez Cabfull, le nom de domaine est déposé au nom du praticien et les contenus restent les siens.

Les cinq questions qui tranchent

  1. Le nom de domaine sera-t-il déposé à mon nom ? Puis-je le vérifier publiquement ?
  2. Si j'arrête demain, est-ce que je récupère mes textes et mes photos, et sous quel format ?
  3. Les coordonnées de mes patients m'appartiennent-elles, et puis-je les exporter ?
  4. Mon site est-il sur mon propre domaine, ou sur une sous-adresse du vôtre ?
  5. Quel est le préavis de résiliation, et que devient le site pendant ce préavis ?

Un prestataire sérieux répond à ces cinq questions sans détour. Une réponse évasive est une réponse.

Comment vérifier soi-même, en cinq minutes

Vous n'avez pas à croire sur parole la réponse à ces cinq questions : deux vérifications publiques suffisent à la recouper.

  • Le registre des noms de domaine. Une recherche « whois » sur votre nom de domaine indique le titulaire déclaré. Le service d'anonymisation masque parfois le nom, mais pas l'organisation titulaire.
  • L'adresse de votre site. Si votre page se trouve à une adresse du type plateforme.fr/votre-nom plutôt que sur votre propre nom de domaine, la question est déjà tranchée.

Faites ces deux vérifications aujourd'hui, même si tout va bien avec votre prestataire actuel. Elles ne prennent que quelques minutes et elles évitent une mauvaise surprise le jour où elles deviennent urgentes.

Ce qu'il faut demander avant de partir

Si vous décidez de changer de prestataire, quatre éléments doivent être récupérés, et il vaut mieux les demander avant d'annoncer votre départ que juste après.

  1. Le code de transfert du nom de domaine (souvent appelé code d'authentification ou auth-code), qui permet de le déplacer chez un autre bureau d'enregistrement.
  2. Vos contenus, textes et photos, dans un format exploitable, pas des captures d'écran.
  3. L'export de vos contacts patients, dans un fichier lisible par un tableur.
  4. La liste de vos adresses de pages, pour mettre en place des redirections et ne pas perdre le référencement déjà acquis.

Le cas particulier des données de patients

Les coordonnées de vos patients ne relèvent pas seulement du contrat commercial : elles relèvent aussi du règlement européen sur les données personnelles. Vous en êtes responsable, et votre prestataire agit en principe pour votre compte.

Concrètement, cela signifie que vous devez pouvoir obtenir ces données et savoir ce qu'elles deviennent à la fin du contrat. Un prestataire qui refuse l'export, ou qui ne sait pas répondre à cette question, pose un problème qui dépasse la simple question de la propriété du site.

Pourquoi cela compte pour votre visibilité

Le référencement se construit lentement et s'attache à un nom de domaine. Deux ans d'articles publiés et d'avis accumulés sur un domaine qui ne vous appartient pas restent sur ce domaine le jour où vous partez. Vous ne repartez pas de zéro : vous repartez en dessous de zéro, car la page qui vous représentait continue d'exister sans vous.

C'est la raison pour laquelle la question mérite d'être posée avant de signer, et non le jour où vous voulez changer.

Article publié le 2 août 2026. Cet article décrit des modèles économiques, pas des prestataires nommés : vérifiez toujours les conditions contractuelles précises de l'offre qui vous intéresse.

Questions fréquentes

Mon prestataire refuse de me donner le code de transfert. Que faire ? Si le domaine est déposé à votre nom, vous pouvez généralement le récupérer directement auprès du bureau d'enregistrement, en justifiant votre identité. S'il est déposé au nom du prestataire, vous n'avez pas de droit automatique dessus : c'est exactement pour cette raison que la vérification doit se faire avant, pas après.

Puis-je racheter mon nom de domaine ? Parfois, par accord commercial. Mais rien n'y oblige votre prestataire, et le prix est alors le sien. Considérez cette voie comme un recours coûteux, pas comme une garantie.

Est-ce vraiment un risque si tout se passe bien ? Le risque n'est pas la mauvaise foi : c'est le changement. Une agence qui ferme, un prestataire qui arrête son activité, un changement de tarif. La propriété du domaine détermine si ces événements vous coûtent une migration ou un redémarrage complet.

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